Analyser les dynamiques constitutionnelles
Comprendre les processus de production, de révision et de transformation des Constitutions africaines, et identifier les facteurs de réussite ou d'échec d'un processus constituant.
Kinshasa · République démocratique du Congo
Repenser l'ordre constitutionnel, garantir la stabilité, refonder l'État de droit. Trois journées de panels, leçons inaugurales et tables rondes pour comprendre, comparer et proposer les réformes constitutionnelles africaines de demain.
Ouverture dans
L'Académie & la 1ʳᵉ Édition
L'Académie Africaine de Droit Public (AADP) réunit universitaires, magistrats, hauts fonctionnaires et responsables publics autour d'une même exigence : doter le continent d'un espace scientifique consacré à la conduite des réformes constitutionnelles. Sa première édition des Journées d'Étude inaugure un rendez-vous appelé à faire référence.
Depuis 2020, l'Afrique connaît une séquence politique et institutionnelle exceptionnelle. Coups d'État, transitions politiques, référendums constitutionnels et débats sur la limitation des mandats témoignent de l'actualité brûlante de la question constitutionnelle. La Constitution demeure un instrument privilégié de transformation de l'État, de régulation des conflits politiques et de recherche de stabilité institutionnelle.
Cette actualité met en lumière le rôle croissant des juridictions constitutionnelles — véritables gardiennes de l'ordre constitutionnel — comme l'ont illustré les crises du Sénégal, du Kenya ou de la République démocratique du Congo. Pourtant, les espaces de formation spécialisés consacrés aux réformes constitutionnelles demeurent rares. Cette première édition entend combler ce manque, en formant une nouvelle génération de décideurs capables de conduire des réformes crédibles, inclusives et adaptées aux réalités africaines.
Objectifs visés
Un programme intensif centré sur les mutations contemporaines du constitutionnalisme africain et sur le renforcement des capacités de celles et ceux appelés à concevoir, conduire ou accompagner les réformes institutionnelles.
Comprendre les processus de production, de révision et de transformation des Constitutions africaines, et identifier les facteurs de réussite ou d'échec d'un processus constituant.
Approfondir la compréhension des enjeux liés aux processus électoraux, à la stabilité institutionnelle et à la consolidation de l'État de droit sur le continent.
Examiner le rôle des juridictions constitutionnelles dans la régulation des rapports de pouvoir et la protection des normes constitutionnelles.
Favoriser une meilleure compréhension des interactions entre les Constitutions africaines, le droit international et les normes régionales de l'Union africaine.
Renforcer les capacités des jeunes chercheurs, hauts fonctionnaires et responsables publics, et contribuer à former des décideurs capables de mettre en œuvre des réformes adaptées.
Encourager une culture de gouvernance constitutionnelle fondée sur la responsabilité publique, l'éthique institutionnelle, la stabilité des institutions et le respect des principes démocratiques.
Axes scientifiques
Chaque axe articule une problématique générale et une série de sous-thèmes. Cliquez pour découvrir le détail des travaux.
Programme détaillé
Du 26 au 28 octobre 2026, le programme articule leçons inaugurales, panels, débats et tables rondes autour des étapes Comprendre · Comparer · Réformer · Négocier · Proposer.
Accueil — café
Cérémonie d'ouverture
Mot d'accueil de M. Guelord LUEMA, Président de l'Académie africaine du droit public (AADP) ; mot du Professeur Val MASSAMBA, Responsable de l'I&F Entrepreneuriat, partenaire de l'évènement ; discours de circonstance de M. Blaise TCHIKAYA, Président de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples ; discours d'ouverture de M. Dieudonné KAMULETA, Président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la Magistrature de la RDC.
« Trente ans de réformes constitutionnelles en Afrique : bilan et perspectives »
Pr. Abdoulaye Soma (Université Thomas Sankara, Burkina Faso)
État des lieux et enjeux
Présidence : Pr. Djedjro Francisco Meledje (Université Félix Houphouët-Boigny, ancien Doyen de la Faculté de Droit, ancien Secrétaire général du Conseil constitutionnel)
« Les réformes constitutionnelles en Afrique : entre succès et échec »
Pr. Oumarou Narey (Université Abdou Moumouni de Niamey, ancien juge constitutionnel, ancien Président de la Cour des comptes)
« Cartographie des réformes constitutionnelles africaines depuis 1990 »
Pr. Evariste Boshab (Université de Kinshasa, ancien Président de l'Assemblée nationale)
« Les instabilités constitutionnelles en Afrique noire francophone »
Mme Bernice EBA (Docteure en droit public, chargée de recherche par le CAMES)
Débat — Panel 1
Pause déjeuner
Rédaction de la Constitution, élections et alternance
Présidence : Pr. Jean-Louis Esambo (Université de Kinshasa, ancien Doyen de la Faculté de Droit, Président au Conseil d'État)
« La légistique constitutionnelle : écriture de la norme constitutionnelle »
Pr. Pierre de Montalivet (Université Paris-Est Créteil, juge au Tribunal suprême de Monaco)
« Le portrait des réformes constitutionnelles en Afrique : révision et changement de Constitution »
M. Guelord Luema (Docteur en droit public, enseignant à l'Université Paris-Est Créteil, professeur invité à l'Université Kongo)
« Le recours au référendum comme antidote démocratique au changement anticonstitutionnel en Afrique : le cas de la RDC »
Pr. Paul-Gaspard Ngondankoy (Université de Kinshasa, député national)
Débat — Panel 2
Alternance politique et limitation des mandats présidentiels : regards croisés
Présidence : Pr. Sébastien Lath (Université Félix Houphouët-Boigny, juge constitutionnel)
« La stabilité constitutionnelle comme contrainte : le cas de la limitation du renouvellement des mandats des chefs d'État »
Pr. Jean-Pierre Camby (Université Paris-Saclay)
« L'inopérabilité des clauses limitatives des mandats présidentiels en Afrique »
M. Amadou Imerane Maiga (Docteur et enseignant-chercheur en droit public, Université Abdou Moumouni de Niamey)
« Limiter le mandat, limiter les mandats présidentiels : repenser l'alternance politique en Afrique francophone »
M. David Aloco (ATER en droit public, Université de Bordeaux)
« La réforme constitutionnelle du 24 avril 2024 au Togo : un frein à l'alternance politique ? »
M. Élysée Hator (Docteur en droit public, chargé d'enseignement à l'Université Paris-Saclay)
Débat — Panel 3
« Ingénierie constitutionnelle »
Pr. Djedjro Francisco Meledje (Université Félix Houphouët-Boigny, ancien Doyen de la Faculté de Droit)
Transitions et refondation
Présidence : Pr. Abdoulaye Soma (Université Thomas Sankara, Burkina Faso)
« Les réformes constitutionnelles et les crises politiques en Afrique »
Pr. Jean-Louis Esambo (Université de Kinshasa, Président au Conseil d'État)
« L'encadrement des réformes constitutionnelles par le droit de l'Union africaine »
Pr. Blaise Tchikaya (Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, Université des Antilles)
« Organisations régionales face aux changements anticonstitutionnels »
Pr. Kazadi Mpiana (Université Nouveaux Horizons)
Débat — Panel 4 (1)
« Transitions constitutionnelles en Afrique contemporaine : regard croisé »
Pr. Éric Ngango (Université de Garoua, Cameroun)
« De la rupture constitutionnelle à la refondation : penser juridiquement les transitions politiques en Afrique à travers la notion de “légitimité” — Burkina Faso, Mali et Niger »
M. Jonas Tshibayi (Doctorant contractuel en droit public, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg)
« Les coups d'État et la restauration de l'ordre constitutionnel en Afrique »
M. Alexandre-Chancel Funga (Doctorant contractuel en droit public, chargé d'enseignement à l'Université Côte d'Azur) et M. Puis D'joli (Docteur en droit public de l'Université Paris 13, chargé d'enseignement aux universités de Kinshasa)
Débat — Panel 4 (2)
Pause déjeuner
Justice constitutionnelle et ingénierie constitutionnelle
Présidence : M. Dieudonné KAMULETA (Cour constitutionnelle et CSM de la RDC)
« Rôle du juge constitutionnel dans les réformes constitutionnelles »
Pr. Dieudonné Kaluba (Université de Kinshasa, ancien Président de la Cour constitutionnelle)
« L'humanisation des réformes constitutionnelles internes devant les organes africains des droits de l'homme »
Pr. Trésor Makunya (Université de Prétoria)
« Ingénierie constitutionnelle (référendum, commissions, rédaction du texte constitutionnel) »
Pr. Jacques D'joli (Université de Kinshasa, député national)
« Réserve d'interprétation ou la réécriture prétorienne de la règle de droit par le juge constitutionnel congolais »
Pr. François Bokona (Université de Kinshasa)
Débat — Panel 5
« Le sens de la Constitution en Afrique »
Mme Dandi Gnamou (Professeure de droit public, juge constitutionnelle, Présidente de la Haute Cour de justice au Bénin)
Nouveaux défis et gouvernance démocratique
Présidence : Pr. Evariste Boshab (Université de Kinshasa)
« Les nouveaux défis du constitutionnalisme en Afrique »
Pr. Sébastien Lath (Université Félix Houphouët-Boigny, juge constitutionnel)
« Les réformes constitutionnelles à l'ère du numérique : intelligence artificielle, souveraineté numérique et protection des droits fondamentaux en Afrique »
M. Brozeck Kandolo (Doctorant contractuel à l'Université de Nantes)
« Réformes électorales et gouvernance démocratique »
Dr. Gilles Badet (Maître assistant à l'Université d'Abomey-Calavi), Me Ronsard Malonda (expert en contentieux électoral)
Débat — Panel 6
« Le changement de Constitution : quelle procédure ? Quelles contraintes ? Quelle légitimité ? Quelles finalités ? »
Modératrice : Mme Dandi Gnamou (Professeure de droit public, juge constitutionnelle et Présidente de la Haute Cour de justice au Bénin). Intervenants : Pr. Evariste Boshab, Pr. Djedjro Meledje, Pr. Jean-Louis Esambo, Pr. Sébastien Lath, Pr. Jacques D'joli.
« Processus de réforme constitutionnelle » — diagnostic, propositions, opportunité et stratégie de mise en œuvre ; évaluation des projets (légitimité, valeurs démocratiques, droits fondamentaux, État de droit)
Modérateur : Pr. Jean-Paul Segihobe (Professeur à la Faculté de droit de l'Université de Kinshasa). Intervenants : Pr. Abdoulaye Soma, Dr. Gilles Badet, Pr. Dieudonné Kaluba, Pr. Paul-Gaspard Ngondankoy, M. Amadou Imerane Maiga.
Rapport de synthèse, remise des attestations de participation, discours de clôture
Rapport de synthèse par Pr. Oumarou Narey (Doyen de la Faculté de droit de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, ancien juge constitutionnel, ancien Président de la Cour des comptes)
Intervenants
Une réunion exceptionnelle de professeurs, présidents de juridiction et experts venus de tout le continent et des grandes universités partenaires. Cliquez sur une fiche pour la biographie détaillée.
Et de nombreux autres universitaires et praticiens réunis dans les séminaires, masterclass et ateliers du programme.
Public cible
Ce programme s'adresse à un public diversifié, avec une attention particulière portée aux futurs décideurs et aux acteurs impliqués dans les processus de réforme.
Doctorants, jeunes docteurs et étudiants en droit, science politique, relations internationales et disciplines connexes.
Enseignants-chercheurs travaillant sur les questions constitutionnelles, institutionnelles et électorales africaines.
Magistrats, membres des juridictions constitutionnelles et personnels des administrations publiques.
Parlementaires, collaborateurs parlementaires, membres des commissions électorales et cadres des institutions de gouvernance.
Hauts fonctionnaires, conseillers juridiques des administrations et responsables de l'élaboration des politiques publiques.
Membres des cabinets présidentiels, gouvernementaux ou parlementaires participant aux processus de réforme institutionnelle.
Jeunes leaders, responsables politiques et acteurs publics appelés à exercer des fonctions de décision ou d'encadrement institutionnel.
Responsables d'organisations régionales africaines, internationales et de la société civile actives dans la démocratie et l'État de droit.
Méthodes pédagogiques
Conférences magistrales et masterclass animées par des universitaires et praticiens.
Analyse d'expériences constitutionnelles africaines et ateliers de rédaction constitutionnelle.
Tables rondes réunissant chercheurs, magistrats, responsables publics et organisations internationales.
Inscription
Complétez le formulaire pour manifester votre intérêt. Notre secrétariat scientifique reviendra vers vous avec les modalités de participation et le dossier d'inscription.
Questions fréquentes
Le programme s'adresse aux doctorants et étudiants avancés, enseignants-chercheurs, magistrats et membres des juridictions constitutionnelles, parlementaires, hauts fonctionnaires, responsables politiques ainsi qu'aux représentants d'organisations régionales et internationales. L'ambition est de créer un espace de dialogue entre le monde académique et les praticiens des institutions publiques.
Il suffit de compléter le formulaire d'inscription en ligne de cette page. Notre secrétariat scientifique vous adressera ensuite le dossier de participation, les modalités pratiques et la confirmation de votre place.
Oui. Une attestation de participation est remise aux participants lors de la cérémonie de clôture du 28 octobre 2026, après le rapport de synthèse des travaux.
Les modalités financières et les éventuelles possibilités de prise en charge sont précisées dans le dossier d'inscription transmis après réception de votre demande. N'hésitez pas à contacter le secrétariat pour toute question spécifique.
Les Journées d'Étude se tiennent au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa (République démocratique du Congo). Les informations relatives à l'accès, à l'hébergement et aux facilités logistiques sont communiquées aux participants confirmés.
Avec le concours de






Kinshasa · Octobre 2026
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